5 hacks pour déceler et corriger des vulnérabilités en amont d’un test d’intrusion
31 décembre 2025
Avant de lancer un test d’intrusion, beaucoup d’entreprises se demandent si leur système d’information est réellement prêt. Dans les faits, un pentest révèle souvent des vulnérabilités évidentes, parfois simples à corriger, qui mobilisent inutilement du temps et du budget. Corriger ces failles en amont ne remplace ni un audit ni un pentest, mais permet de déplacer l’effort vers des vulnérabilités plus profondes, plus techniques et plus structurantes.
L’objectif de ces hacks est simple : élever le niveau d’entrée d’un futur audit ou d’un test offensif, afin qu’il se concentre sur la maturité réelle de la cybersécurité plutôt que sur des erreurs basiques.
Pourquoi corriger certaines vulnérabilités avant un test d’intrusion ?
Un test d’intrusion a pour vocation de simuler des scénarios d’attaque réalistes. Lorsqu’il révèle uniquement des failles triviales, cela indique généralement que l’hygiène de sécurité informatique est insuffisante. Le risque n’est pas seulement technique, il est aussi stratégique. Un pentest “bloqué” sur des erreurs de configuration ou des expositions inutiles empêche d’analyser des vulnérabilités plus complexes, comme les enchaînements d’attaque, les failles logiques ou les faiblesses organisationnelles. C’est précisément ce que met en évidence un audit de cybersécurité, qui aide à objectiver ce que révèle réellement l’état de protection d’une entreprise face aux menaces actuelles.
Hack n°1 : réduire sa surface d’attaque visible
La surface d’attaque correspond à l’ensemble des points d’entrée exposés depuis l’extérieur. Services inutiles, ports ouverts sans justification, applications oubliées ou environnements de test accessibles sont autant de vulnérabilités communes.
Ces expositions sont presque toujours exploitées lors des premières phases d’un test d’intrusion. Les réduire en amont évite qu’un pentest se limite à une simple phase de découverte. Le gain est immédiat : le test peut aller plus loin, plus vite, et analyser des scénarios réellement représentatifs du risque.
Hack n°2 : corriger les failles de configuration les plus évidentes
Les failles de configuration figurent parmi les vulnérabilités les plus fréquentes. Paramètres par défaut conservés, services mal durcis ou règles de sécurité incohérentes offrent souvent des accès directs à un attaquant.
Ces erreurs sont rarement complexes à corriger, mais leur présence fausse complètement la lecture d’un pentest. Les traiter en amont permet de réserver le temps d’audit à des analyses plus poussées, notamment celles réalisées dans le cadre d’un audit de configuration, souvent indispensable avant des tests offensifs avancés.
Hack n°3 : vérifier la gestion des comptes et des accès

Photo de Christopher Gower sur Unsplash
La gestion des identités est un point faible récurrent. Comptes obsolètes, droits excessifs, accès conservés après un changement de poste ou un départ sont autant de raccourcis pour un attaquant.
Ces vulnérabilités sont directement liées aux pratiques internes et aux mouvements organisationnels. Les corriger avant un pentest évite des compromissions trop simples et oriente le test vers des scénarios plus réalistes, mettant réellement à l’épreuve la sécurité globale du système d’information.
Hack n°4 : utiliser des outils de détection sans les confondre avec un pentest
Il est possible de réaliser un test de vulnérabilité en interne, à condition d’en comprendre les limites. Les scanners permettent d’identifier des vulnérabilités connues, des versions obsolètes ou des erreurs de configuration.
En revanche, ils ne simulent pas une attaque. Ils ne contextualisent pas le risque. Ils ne démontrent pas l’impact réel. C’est précisément pour cela qu’ils doivent être utilisés comme des outils d’hygiène, en complément d’un test d’intrusion, et non comme un substitut.
Hack n°5 : s’appuyer sur des guides reconnus pour structurer la démarche
Les guides de bonnes pratiques et référentiels structurent une première analyse et aident à éviter les angles morts les plus évidents. Ils offrent un cadre utile pour comprendre les vulnérabilités communes et les erreurs récurrentes.
Cependant, ces guides n’ont de valeur que s’ils sont adaptés au contexte réel de l’entreprise. Ils constituent un point de départ, jamais une finalité. Leur rôle est de préparer le terrain, pas de remplacer une analyse offensive approfondie.
Ce que ces hacks ne remplaceront jamais
Ces actions ne remplaceront ni un audit complet, ni un pentest avancé mobilisant plusieurs approches. Elles ne détecteront pas les vulnérabilités logiques, les chaînes d’attaque complexes ou les failles liées aux processus internes.
En revanche, elles permettent de hausser le niveau d’exigence d’un futur test d’intrusion, et de tirer pleinement parti des différences entre pentest black box, grey box et white box.
Quand un test d’intrusion peut enfin aller plus loin

Photo de Philipp Katzenberger
Une fois les vulnérabilités évidentes corrigées, un test d’intrusion peut révéler ce qui compte vraiment. Failles d’enchaînement, escalades de privilèges, détournements de logique métier, scénarios réalistes. C’est à ce moment que le pentest devient un véritable outil de pilotage de la cybersécurité, comme le montre ce que révèle un retour d’expérience de test d’intrusion mené dans des conditions proches du réel.
Corriger certaines vulnérabilités en amont d’un test d’intrusion n’est ni une perte de temps ni une alternative au pentest. C’est un accélérateur de valeur. Moins de budget consommé sur des failles triviales signifie plus de profondeur d’analyse, plus de pertinence et un meilleur accompagnement.
Dans cette logique, le test d’intrusion ne se limite plus à un simple contrôle technique. Il devient un levier stratégique pour comprendre les risques réels, renforcer la posture de sécurité et faire progresser durablement la maturité du système d’information.
Olivier ANDOH
Je suis Olivier, j'ai créé SKillX en octobre 2018. SkillX est une société de conseil en informatique basée sur un management libéré où les collaborateurs peuvent prendre un maximum de décisions en toute responsabilité. L'objectif est que chaque SkillXmate puisse être lui même. Notre raison d'être est "Be yourself and let's build the future." Au delà delà sphère professionnelle je suis passionné de basket-ball depuis l'âge de 8 ans et depuis quelques années je me suis mis à la course à pieds et j'aime découvrir de nouveaux sports.